Il est de bon ton, chez certaines personnes qui s’intéressent à la question climatique, de dénoncer ce qu’elles appellent le « négationnisme climatique ». Il faut entendre par-là la position de ceux qui mettent en doute ou relativisent l’origine anthropique du réchauffement observé et contestent ainsi les thèses du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Dernièrement, le cardinal Pell, archevêque de Sydney, pour avoir parlé de son « scepticisme sur la question du changement climatique[1] », a ainsi été accusé par un journaliste catholique de soutenir d’obsolètes « négationnistes » américains.